Foire aux
questions

Qu'est-ce que le parachèvement ?

Pliage de tôle

Le pliage est une technique utilisée dans l’industrie pour courber la tôle de façon rectiligne, à l’aide d’une machine : la plieuse. Les deux méthodes les plus utilisées sont le pliage en l’air sur une presse plieuse et le pliage en frappe sur plieuse universelle (à sommier).

La technique

Le pliage de tôle consiste à déformer la matière, en modifiant la direction de ses fibres selon un angle choisi. En pratique, la tôle froide est placée dans la plieuse, qui exerce une pression brusque pour la plier :

  • Dans une presse plieuse, la tôle est posée à plat sur la matrice fixe munie d’un « vé ». Lors du pliage, le poinçon « contre-vé » (partie supérieure de la machine) descend verticalement sur la matière pour l’enfoncer dans le vé, et ainsi la plier jusqu’à l’angle souhaité. Suivant la déformation élastique du métal, il est nécessaire de plier un peu plus la tôle que l’angle désiré, pour compenser le retour.
  • Dans une plieuse universelle, le poinçon marque la tôle à l’endroit du pliage et le sommier la maintient pendant que le tablier est actionné. Cette pièce mobile (partie inférieure de la machine) exerce alors une pression sur la partie de tôle qui dépasse, pour la plier.

On trouve différentes versions de ces machines : manuelles, hydrauliques ou électriques.

Les avantages des plieuses

Les avantages des plieuses sont les suivants :

  • Robotisation possible.
  • Facilité d’utilisation.
  • Rapidité d’exécution.
  • Par ailleurs, grâce à son vé, la presse plieuse offre un résultat plus précis et plus de possibilités que la plieuse universelle.

Poinçonnage

Le poinçonnage est un type de cisaillage sur contour fermé, réalisé avec un poinçon et une matrice. On l’utilise principalement pour faire des trous dans de la tôle ou pour découper des formes complexes, impossibles à obtenir avec un cisaillage classique.

La technique

Il existe trois types de poinçonnages :

  • Classique : on réalise des trous dans la tôle.
  • Grignotage : on fait de nombreux petits trous dans la pièce avec le poinçon, pour découper un pourtour.
  • Découpage à la presse : un outil spécifique découpe les bords de la tôle.

Comme avec le cisaillage, la tôle est coupée suite à la pression d’une pièce tranchante : le poinçon. Ce dispositif est constitué de :

  • Un corps, ayant une longueur variable permettant de le serrer ou de le desserrer.
  • Une tête, avec une extrémité coupante.
  • Une mouche centrale, pour positionner le poinçon sur les marques de pointeaux réalisées préalablement.
  • Un angle de dépouille, qui limite les frottements du poinçon contre la tôle.

Lors de la découpe, la tête du poinçon descend dans le trou de la matrice, pour couper la tôle (de la même façon qu’une perforatrice coupe une feuille de papier). Comme pour le cisaillage, le jeu entre ces deux pièces est nécessaire pour réduire l’effort de poinçonnage et obtenir un résultat propre.

Les avantages

Le poinçonnage présente plusieurs avantages :

  • Plus économique et plus rapide que le perçage.
  • Le matériel utilisé est plus durable et nécessite moins d’affûtage qu’une perceuse.
  • Il permet de réaliser de nombreuses formes de trous et de découpes.

Cisaillage

Le cisaillage consiste à couper une pièce métallique – notamment une tôle – avec des cisailles. On effectue généralement cette opération sur une feuille de matière première, avant d’effectuer des pliages ou autres modifications. La méthode la plus utilisée est le cisaillage avec lames obliques.

Le cisaillage oblique

Lors du cisaillage oblique, la pièce en métal est coupée entre deux lames plus ou moins longues, l’une étant fixe et l’autre mobile. On utilise des « cisailles guillotines », dont les lames se rencontrent progressivement en diagonale, comme celles d’une paire de ciseaux. Le jeu entre elles dépend du cisaillage à effectuer, et notamment du type de pièce à couper.

En pratique, pendant un cisaillage oblique, la tôle est posée à plat sur la lame fixe. Lorsque la lame mobile (appelée « lame d’attaque ») la coupe, elle se déforme jusqu’à sa limite de résistance. Des fissures et fractures apparaissent alors, puis les deux parties de la tôle se séparent sous la pression.

La qualité du cisaillage

La qualité du cisaillage dépend de plusieurs facteurs :

  • Du type, de l’épaisseur et de la dureté du matériau : si le métal est peu solide, le cisaillage sera plus net, sans bavure. A l’inverse, une tôle plus résistante ou de qualité moindre subira plus d’accrocs.
  • De l’angle et de l’affûtage des lames : les angles de tranchant et d’attaque impactent directement la fissuration et l’effort de cisaillage.
  • Du jeu entre les lames : un cisaillage régulier nécessite un jeu suffisant. En effet, un jeu trop faible provoque un cisaillement secondaire, et un trop élevé cause une flexion importante de la tôle.

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